Samedi 6 septembre, Sr Eliane a réuni tous les lycéens, avec leurs parents, afin de leur donner connaissance de deux modifications importantes concernant leurs études. En effet, Madaquatre a été amenée à prendre certaines mesures car, selon Sœur Eliane, il fallait trouver un moyen de responsabiliser les jeunes pour leurs études. Nous avons donc réfléchi avec elle et j’ai écrit aux lycéens et à leur parents, ne pouvant aller sur place pour le moment.
Sur la photo, ils viennent de recevoir chacun un exemplaire de cette lettre et ils en discutent par petit groupe. Après réflexion, ils ont tous accepté ce que nous proposions, à savoir que si un jeunes était amené à devoir doubler une année, cette année ne serait pas prise en charge par Madaquatre mais bien par les parents de l’élève. En cas de réussite, l’année suivante serait à nouveau prise en charge par Madaquatre. L’avenir nous apprendra si cette mesure était nécessaire et efficace.
L’autre mesure consiste à demander aux parents de payer l’inscription en début d’année. En effet, c’est la règle pour les maternelles, primaires et collèges, et bien que la même règle était prévue pour les lycéens, elle a été oubliée lors du changement de directrice il y a 3 ans. Les parents et les lycéens ont tous accepté ces mesures et ont signé un contrat reprenant tout cela.
Cette année il y a 31 lycéens : 9 en seconde, 12 en première et 10 en terminale. Ce qui est assez extraordinaire c’est qu’il y a 18 filles et seulement 13 garçons ! Espérons que l’une ou l’autre fille pourra continuer ses études jusqu’à la licence. Ce serait à nouveau une grande avancée et une preuve que les mentalités évoluent quant à la place de la femme dans la société malgache, même en brousse.
Sœur Eliane a aussi évalué, avec les lycéens, l’impact du changement de lycée public vers le lycée catholique St Joseph. Ils sont tous grandement satisfaits, car les enseignants ne sont pas continuellement absents.
Le proviseur a, quant à lui, déclaré que les élèves venant de Tandila étaient presque tous dans les 15 premiers de leur classe et avaient un esprit de solidarité.
Ce qui est extraordinaire, c’est que Sœur Eliane suit chaque jeune de près alors qu’ils sont au lycée à Bemanonga, soit à 18 km et que deux sont au lycée à Morondava, soit à 40 km.
Elle les réunit tous les 4ème samedi du mois et peut donner une appréciation pour chacun.
Michelle

